Qui est le nouveau Premier ministre, Edouard Philippe ?

Après le rituel de passation du pouvoir du 14 mai dernier, au palais de L’Elysée, et la prise de fonction du nouveau président de la République, Emmanuel Macron a nommé le lendemain de son investiture le nouveau ministre. Après deux semaines de suspense, le nouveau président a désigné Edouard Philippe. Ce dernier après une heure de l’annonce officielle de sa nomination, est accueilli par Bernard Cazeneuve à Matignon, ou il s’est pressé de prendre ses nouvelles fonctions.

Ce nouveau Premier ministre aura du pain sur la planche, entre les manifestations des salariés de Tati, dont le groupe est en redressement judiciaire, inquiets pour leur avenir qui est entre les mains de deux administrateurs judiciaires, et la polémique sur les reformes de M. Macron sur la loi de travail, c’est vraiment un grand chantier qu’il attend.

Qui est Edouard Philippe ?

Le nouveau Premier ministre a 46 ans, ancien maire de Havre, et le protégé d’Alain Juppé, dont il était le porte-parole et a participé dans le bon fonctionnement de sa compagne présidentielle. Faisant partie de l’univers du centre droit, ce qui peut être compatible avec les idéologies d’Emmanuel Macron. Certes moins connu médiatiquement que d’autres, qui n’a pas été ministre, il n’est député que depuis 2012, Edouard Philippe n’ayant qu’une expérience de parlementaire assez réduite, mais il faisait partie de cette droite Juppeiste avec laquelle Emanuel Macron espérait travailler dans son gouvernement. Malgré son manque d’expérience, les experts voient dans cette nomination une forme de renouvèlement.

La loi du travail d’Emmanuel Macron

Après l’annonce, par Emmanuel Macron, à plusieurs reprises de l’application de la réforme en profondeur de la loi du travail par ordonnance, qui sera en application cette été, dont l’objectif est de donner plus de place au referendum d’entreprise, déjà encouragé par la loi travail

Mais avec ce procédé les syndicats sont mis de côté, patron est salarié s’accordent par referendum sur le temps de travail ou les salaires, le nouveau ministre chargé du travail devra faire voter le plafonnement des indemnités prud’hommes, grâce à ce dispositif l’entreprise connaîtrait avant même d’embaucher le prix d’un licenciement. Ce qui rassure les patrons et inquiète les salariés et surtout les syndicats. Donc le gouvernement d’Edouard Philippe, donnera plus de liberté au dirigeant des entreprises et simplifiera le droit du travail. Une lourde responsabilité sur les épaules du nouveau Premier ministre, surtout que depuis un bon moment plusieurs vagues de licenciements et d’entreprises en difficulté comme les entreprises du textile Mim, Vivarte ou Tati, dont ce dernier attend la fin du mois de mai pour que le tribunal annonce par l’intermédiaire de son administrateur judiciaire, s’il y a une offre de reprise qui sauvera le maximum d’emploi.