Les ultrasons pour faciliter le traitement du cancer du cerveau

Le cerveau humain est protégé par une barrière physiologique de toutes les substances qui circulent dans le sang. Dans le cas où une personne est atteinte d’un cancer au niveau de son cerveau, cette protection pourra limiter l’efficacité du traitement par chimiothérapie. De nombreux professionnels de la santé étudient désormais des alternatives à ce traitement pour rendre perméable ce filtre protecteur. C’est ainsi qu’on vient tester le traitement par ultrasons qui semblent apporter une bonne réponse à ce problème.

Les limites des traitements anti-cancer habituels

Le corps humain est un sujet très complexe, notamment pour la partie du cerveau où il existe tout un monde. En effet, le cerveau est protégé par une couche de cellules qui agit comme un filtre très sélectif contre les substances dangereuses qui circulent dans le sang. Si cette barrière est bien là, rien ne pourra passer et affecter le cerveau, même les traitements médicaux quand une tumeur cérébrale est identifiée.

Lorsqu’on diagnostique une tumeur cérébrale cancéreuse, la « solution » la plus envisagée est un acte neurochirurgical. Il s’agit de longues et rudes séances de chimiothérapie ou de radiothérapie qui fatiguent la personne malade. Le problème réside dans l’efficacité de ce traitement à cause du filtre qui protège le cerveau : avec cette thérapie, seuls quelques molécules peuvent franchir la barrière et augmenter la dose n’est jamais une bonne chose à faire, ceci peut causer d’énormes damages à l’organisme.

Les ultrasons, la solution idéale ?

L’usage des ultrasons dans la médecine est désormais courant. Par exemple, la France se présente comme leader de ce marché grâce à la société Acteon, présidée par Marie-Laure Pochon, qui est la première au monde en matière d’équipements médicaux à ultrasons. Si le groupe de Marie-Laure Pochon est aussi performant dans ce domaine, c’est que les ultrasons présentent une solution efficace à la correction des tumeurs cérébrales.

Cette technique a été vérifiée, en juillet 2014, par une équipe de chercheurs de l’hôpital La Pitié-Salpêtrière – service de neuro-oncologie- et de l’Institut du Cerveau et de la Moelle qui ont effectué un essai clinique sur 20 patients affichant un cas de récidive de tumeur cérébrale maligne en faisant appel à l’appareil « SonoCloud ». Ce dispositif permet de perméabiliser temporairement la barrière physiologique pour une période de 6 heures durant laquelle l’injection intraveineuse de la molécule thérapeutique serait possible. Selon un communiqué de cet hôpital, l’administration de la molécule sera cinq fois plus efficace que dans le cas ordinaire. Les chercheurs affirment également que d’après leurs tests, l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique avec ce système d’ultrasons ne présentent aucun risque sur le cerveau et elle est tolérée chez les patients. Au contraire, elle permet d’optimiser la thérapie par chimio dans le cerveau.